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Le pavillon de l’île Sainte-Hélène, un trésor du passé

À mi-chemin entre Montréal et la Rive-Sud, certains d’entre vous ont peut-être déjà aperçu l’une des quatre tourelles du pavillon de l’île Sainte-Hélène ? Inauguré en 1931, ce bâtiment de style Art déco, une rareté à Montréal, est situé sur l’île Sainte-Hélène. D’une superficie totale de 7 145 mètres carrés, le pavillon comporte deux sous-sols, un rez-de-chaussée, un étage et une mezzanine. Ses fondations ont été construites à flanc de roc. Le bâtiment est composé de dalles et de murs en béton et d’un système de poutres et de colonnes en acier. Fait intéressant : le toit du pavillon fait partie intégrante du tablier de la section 5 du pont Jacques-Cartier.

Un passage piétonnier est aménagé à même le pavillon pour relier les côtés Est (trottoir) et Ouest du pont Jacques-Cartier (piste multifonctionnelle). Aujourd’hui, dans la pavillon, on peut y admirer deux murales de l’artiste montréalais Rafael Sottolichio qui donnent au tunnel des allures de parcours dans le temps, grâce à une séquence de toiles imagées représentant une époque où la ville vibrait au rythme de ses plus grands chantiers. Il est également possible pour les usagers de prendre part à un parcours techno-historique intitulé Des histoires et des ponts.

Originalement, le pavillon devait servir à héberger un casino, mais ce projet n’aura finalement jamais vu le jour puisque le clergé y a apposé son véto. On a ensuite pensé y aménager des salles de bal et d’exposition, mais elles n’ont jamais été achevées.

Chemin faisant, la Seconde Guerre mondiale et la crise économique de 1929 auront finalement donné au pavillon une vocation imprévue : l’Armée canadienne a réquisitionné le bâtiment afin d’en faire un entrepôt, et ce, jusqu’à l’aube des années 50. Par ailleurs, sur les plans initiaux des ingénieurs, le pont Jacques-Cartier devait comporter trois voies de circulation et une voie de chaque côté de la structure était réservée pour le passage d’un tramway. Le pavillon de l’île Sainte-Hélène devait donc servir de station à ce dernier. Mais finalement, aucun tramway n’aura jamais transigé sur le pont Jacques-Cartier!

La revitalisation du pavillon

Agissant principalement comme pile du pont, Les Ponts Jacques Cartier et Champlain Incorporée (PJCCI) ont exécuté au cours des dernières années plusieurs travaux de réfection sur son infrastructure : peinturage du bâtiment, renforcement en acier des colonnes, nettoyage et peinturage des éléments en acier existants, reconstruction de la dalle sur la poutre du rez-de-chaussée ainsi que de la dalle du sous-sol. Tous ces travaux représentent un investissement durable puisqu’ils assurent, entre autres, la pérennité du pavillon en tant que structure de support du pont Jacques-Cartier.

 La Société est fière de contribuer à préserver ce bâtiment patrimonial et a amorcé une réflexion quant à la mise en valeur.