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Le profil du mois : Marie-Michèle Bussière-Dicaire

9 novembre 2018

Ingénieure, Génie civil

Graduée de l’Université McGill et de l’ÉTS

Son parcours : Elle a gradué du baccalauréat en génie civil en décembre 2007 et commencé à travailler chez CIMA+, dans l’équipe de maintien de la circulation, en février 2008. En parallèle, elle a complété un DESS en génie de la construction : projet conception et réhabilitation. En 2012, elle est engagée à titre de consultante en gestion de la circulation, pour le service Opérations et Entretien de PJCCI. Elle se joindra officiellement à l’équipe de PJCCI en 2014.

Son rôle chez PJCCI : Chargée de circulation au sein du département de planification des travaux. Responsable de la coordination avec les partenaires de la mobilité en termes de gestion de la circulation sur l’ensemble du réseau routier de la région de Montréal. Assister l’équipe d’ingénierie dans la conception des plans de gestion de la circulation pour chacun des contrats et contribuer à la planification décennale des travaux majeurs.

Pourquoi avoir choisi le métier d’ingénieur ?

En toute sincérité, je suis arrivée dans cette spécialisation un peu par défaut. Lorsque j’étais aux études, mon premier stage a été à la Ville de Montréal, au marquage et à la signalisation. Puisqu’il n’y a rien de plus similaire à un finissant en ingénierie, qu’un autre finissant en ingénierie, les expériences de stages sont souvent la seule chose qui te démarque des autres. Elles ont un gros impact sur le type d’emplois qui vont s’offrir à toi à la sortie de l’université.

Lorsque j’ai gradué, le premier emploi que j’ai trouvé était en circulation (chez CIMA+), puisque mes stages avaient abondé en ce sens. Au fil du temps, je me suis rendu compte que ce domaine m’allait parfaitement, car les compétences requises pour cette spécialisation étaient tout à fait alignées avec ma personnalité. Pour travailler en gestion de la circulation, il faut aimer travailler en collaboration avec de nombreuses personnes, afin de coordonner un ensemble de travaux. Contrairement à un poste plus typique d’ingénieur en génie civil, davantage axé sur les calculs de précision et les analyses, un ingénieur circulation passe la majeure partie de son temps à échanger avec les gens et à travailler sous pression dans un contexte très « action-réaction » et moi, ça me « drive » ! Finalement, j’ai trouvé le meilleur domaine pour moi !

Quel est le plus gros projet/défi sur lequel tu as travaillé jusqu’à présent, chez PJCCI ?

C’est difficile à dire car la nature de mon poste m’amène à travailler sur l’ensemble des projets en planification, mais si je devais choisir, je dirais les projets de remplacement de joints de tablier du pont Champlain et le raccordement du pont de contournement de l’île des Sœurs, en 2014. C’était des projets d’envergure qui impliquaient des travaux majeurs. Afin de minimiser l’impact pour les usagers, nous avons décidé de regrouper l’ensemble des travaux dans des « blitzs » de fins de semaine. En fermant complètement le pont Champlain le week-end, nous avions l’opportunité de regrouper l’ensemble des intervenants, au même endroit, au même moment, et ce, à l’extérieur des heures de pointe de la semaine. PJCCI a été le premier gestionnaire d’ouvrages majeurs à mettre en place une telle façon de travailler, et désormais, cette façon de faire est chose courante en gestion de la circulation. C’est un bel exemple d’une des innovations ingénieuses de PJCCI, au cours des dernières années et je suis fière d’avoir travaillé à un tel projet!

Tes conseils pour les futurs ingénieurs ?

Je le réitère : les stages ont une plus grande importance qu’on pense sur le cheminement de carrière. Mon meilleur conseil : diversifiez vos stages ! Découvrez les différents domaines, touchez à tout, explorez toutes les options possibles. Le génie civil c’est très large et c’est pendant les années universitaires qu’il faut expérimenter. Je vous dirais aussi d’aller prendre de l’expérience sur le terrain, chez l’entrepreneur. Si tu ne vois qu’un seul côté de la médaille, tu ne subiras jamais les conséquences de tes décisions. Oui c’est intéressant de faire de la conception, mais c’est tout aussi intéressant de voir comment elle se concrétise de l’autre côté.