Il y a 20 ans, 4 pouces de glace recouvraient les ponts Jacques-Cartier et Champlain

5 janvier 2018

Cette année marque le 20e anniversaire de la tempête de verglas qui s’est abattue sur le Québec en 1998. Cette crise a touché plus de 600 municipalités, plongé 3,5 millions de personnes sans électricité et a eu un impact majeur sur les infrastructures, dont les ponts.

Quelques jours après le début de la tempête, les conditions météorologiques obligent Les Ponts Jacques Cartier et Champlain Incorporée (PJCCI) à procéder à des opérations d’urgence de déglaçage sur les ponts Jacques-Cartier et Champlain, fermant ainsi à la circulation ces deux liens vers la Rive-Sud pour une durée de trois jours.

Lorsque Glen P. Carlin, Premier dirigeant chez PJCCI, se replonge dans ses souvenirs, il se rappelle à quel point cet événement a été marquant pour lui, mais aussi pour les 15 employés de l’entretien qui ont participé activement aux opérations sur le terrain dans des conditions très précaires. « Au plus fort de la crise, nos équipes effectuaient des quarts de travail de 12 heures et la plupart d’entre nous dormaient au centre d’entretien situé sur le pont Jacques-Cartier, transformé en quartier général pour gérer cette crise sans précédent », explique M. Carlin. « Il faut aussi se rappeler que tout était fermé pendant la crise de verglas, alors trouver de l’eau, du café et de la nourriture était un vrai défi » ajoute-t-il.

Quelques techniques ont été mises à l’essai pour déglacer les quatre pouces de glace accumulée sur les structures des ponts Jacques-Cartier et Champlain. « Nous avons utilisé des marteaux piqueurs, mais cette méthode n’était pas assez rapide alors j’ai proposé d’attacher une plaque vibrante à une pépine pour faire vibrer le pont », mentionne M. Carlin. « Cette solution innovante a répondu aux attentes et nous a permis de déglacer rapidement les deux ponts de façon sécuritaire », indique M. Carlin.

Afin d’accélérer le processus de déglaçage, PJCCI a demandé l’aide des Forces armées canadiennes et celle des pompiers de la Ville de Montréal. « Malgré les contraintes d’électricité, d’équipements de matériaux et de main-d’œuvre pour des opérations effectuées 24h sur 24h durant 3 jours, nous avons été à la hauteur de la situation tout au long de cette crise pour assurer la sécurité des usagers » indique M. Carlin.