Roméo Valois

26 mai 2017

Ingénieur diplômé de l’École Polytechnique de Montréal et du réputé Massachusetts Institute of Technology, Roméo Valois est le cofondateur du bureau d’ingénieurs-conseils Lalonde et Valois. Alors que la gestion de la construction du pont Champlain est confiée au Conseil des ports nationaux en 1955, la préparation des plans, des devis et la surveillance des travaux sont octroyées au bureau d’ingénieurs-conseils Pratley de Montréal. Pour une meilleure coordination du projet, ces derniers s’associent avec Lalonde et Valois.

Que sait-on sur le bureau d’ingénieurs conseil Lalonde et Valois?

Audacieux, Valois choisit de faire équipe avec son ancien camarade de classe, Jean-Paul Lalonde, pour fonder sa propre société d’ingénierie en 1936. Cette année-là, 50 millions de dollars seront injectés par le ministère de la Voirie pour la construction de routes et de ponts. Voulant s’attaquer au problème de la capacité portante des sols, le duo acquiert un an plus tard la société National Boring and Sounding, une firme notamment spécialisée dans l’étude de terrain supportant la fondation de bâtiments, ponts et tunnels.

Malgré l’instabilité économique causée par la Seconde Guerre mondiale, l’expansion de la firme va bon train. Lalonde et Valois travaillent à l’élaboration de grands projets nationaux incluant plus de deux cents projets de construction d’envergure, d’agrandissement d’écoles et de rénovation.

L’avènement du génie québécois

Malgré la forte présence d’ingénieurs d’origine étrangère au sein des plus importants chantiers, l’Association des Anciens Élèves de l’École polytechnique de Montréal (AAÉÉPM) persiste à positionner ses diplômés dans les plus hautes sphères de la fonction publique. Suite au lancement du programme d’infrastructures de transport de 50 millions, on observe la montée d’ingénieurs québécois de langue française dans l’érection d’infrastructures d’importance telles que les ponts Champlain et Honoré-Mercier pour ne nommer que celles-là.