Hugh Griffith Jones

19 mai 2017

Architecte et artiste, le talent créatif de Hugh G. Jones se transpose autant dans des plans d’infrastructures que dans des œuvres d’art, dont certaines sont aujourd’hui exposées au Musée des beaux-arts de Montréal. Après avoir complété ses études à Minneapolis, Jones travaille à Chicago et New York, avant de s’installer à Montréal. Dans le cadre du déploiement du plan d’urbanisation et d’aménagement de la ville de Montréal à la fin des années 1920, il participe à la construction du pavillon de l’île Sainte-Hélène, lequel est annexé au pont Jacques-Cartier.

Que sait-on de ce mystérieux joyau architectural?

Construit en même temps que le pont Jacques-Cartier, de 1925 à 1930, le pavillon est composé de deux étages pouvant accueillir 6000 personnes. Conçu en vue d’y tenir de grands événements mondains tels des expositions et des bals, certains y voient même un lieu propice pour aménager un musée ou un casino.

La crise économique de 1929 vient toutefois modifier le destin du pavillon. Sur ordre du gouvernement, tous les chantiers de projets d’envergure sont interrompus.

La construction du pavillon a été complètement bousculée par le krach boursier du début du siècle dernier, au point que l’édifice n’a finalement jamais reçu de nom officiel. Certains l’appellent pavillon de l’île Sainte-Hélène alors que d’autres le surnomment le pavillon du pont Jacques-Cartier. 

Bien que le bâtiment soit actuellement inoccupé, il demeure un véritable héritage du patrimoine montréalais. PJCCI complète actuellement des travaux de réfection majeurs et espère entamer prochainement des travaux de mise à niveau du bâtiment permettant à terme de trouver un usage au pavillon.