Être ingénieur, c’est aussi être un acteur social

14 août 2017

Dans un souci de trouver une solution durable aux enjeux liés à la présence d’itinérants et de toxicomanes près du pont Jacques-Cartier à Montréal, nous avons récemment établi un partenariat avec Spectre de rue.

Spectre de rue est un organisme à but non lucratif intervenant dans le quartier Centre-Sud de Montréal depuis plus de 20 ans auprès des personnes marginalisées du centre-ville de Montréal, aux prises avec des problèmes de toxicomanie, de prostitution, d’itinérance et de santé mentale. Leur approche ne vise pas l’expulsion de la clientèle marginalisée mais plutôt la référence et l’accompagnement de cette clientèle. Spectre de rue vise également à sensibiliser et éduquer la population et le milieu aux réalités de ces personnes pour favoriser la cohabitation.

« Concrètement, grâce à ce partenariat, des équipes de travail de rue et de milieu composées d’intervenants sociaux iront à la rencontre des gens heurtés ou en rupture avec les structures de la société et tisseront des liens avec les citoyens et les commerçants qui vivent cette cohabitation quotidiennement près de nos infrastructures », a indiqué Vincent Guimont-Hébert, ingénieur au sein de notre équipe Environnement.

Au cours des dernières semaines, Spectre de rue a également offert des formations au personnel appelé à intervenir dans les secteurs sensibles du pont Jacques-Cartier lors de travaux d’entretien ou de construction. Ces membres de notre personnel sont maintenant en mesure d’intervenir avec une plus grande sensibilité et des outils adaptés aux réalités vécues par ces clientèles lorsqu’ils se déplacent sur le terrain.

En soutien de ce partenariat, Vincent Guimont-Hébert anime également un Comité d’accompagnement social composé de représentants de PJCCI, de Spectre de rue et d’autres partenaires du milieu.

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